Le langage inclusif

Je promeus l’égalité des genres, on entend beaucoup parler de moi en ce moment et je fais polémique, je suis, je suis…. le langage inclusif !

Je vais ici m’exprimer en utilisant le mot langage et non pas écriture inclusive car ce dont je vais parler ne se résume pas qu’à une manière d’écrire mais aussi à une manière de s’exprimer à l’oral.

La langue française remise en cause

Depuis tout·e petit·e, on nous apprend que le masculin l’emporte sur le féminin. Aujourd’hui, bien que pleins de personnes l’utilisent encore, cette règle est contestée : même certain·e·s profs ne l’enseignent plus.

Mais pourquoi ?

En appliquant cette règle, même s’il y a 100 femmes et un seul homme dans une pièce, on dira « ils sont dans la pièce ». Étrange non ? Ici, le masculin a plus d’importance que le féminin, et c’est sexiste. La langue que l’on parle va alors conditionner notre façon de penser, et dans ce cas-là, c’est un vrai problème.

À quoi ça sert ?

Pour donner autant de place au féminin qu’au masculin dans une phrase, il existe le langage inclusif (ou langage « non sexiste », à ne pas confondre avec le neutre grammatical, qui est une autre histoire !). Son objectif ? Promouvoir l’égalité des genres et éviter toute discrimination en passant par le langage oral et l’écriture.

« L’inclusif est une forme non-genrée qui permet de désigner une ou des personne(s) de genre(s) inconnu(s), un groupe de personnes de genres différents, ou une personne non-binaire qui souhaite utiliser l’inclusif (pour ne pas se genrer, parce qu’elle a plusieurs genres, etc.) » (Unique en son genre).

Le langage inclusif laisse donc de la place aux genres non-binaires et donne autant d’importance au féminin qu’au masculin. L’utiliser ou non est un choix politique :

« Il est révélateur de nos opinions en matière de féminisme et sur la place à accorder aux personnes qui ne sont pas des hommes cisgenres dans notre société. » (Simonae)

Comment on fait ?

  • Plus de parenthèses ! Et oui, même avec de la bonne volonté, mettre le féminin entre parenthèses, c’est discriminant. Pareil pour la barre oblique qui insinue qu’on sépare le féminin et le masculin.
  • Pour pratiquer le langage inclusif, il faut tout d’abord inclure tout le monde pour parler d’un groupe. Cela se fait grâce au point médian car il est typographiquement neutre et facile à lire (tout·e·s, écrivain·e·s). Certain·e·s utiliseront aussi le point (quelqu’un.e), le trait d’union (blogueurs-euses) ou le E majuscule (contentEs). On peut aussi écrire les mots au féminin et au masculin à la suite (les rédactrices et rédacteurs), ce qu’on dira aussi et surtout à l’oral.
  • Comme la règle du « masculin l’emporte » est supprimée, on peut dire « des hommes et des femmes contentes », en accordant l’adjectif avec le nom qu’il qualifie le plus proche, même étant féminin. Ça s’appelle la règle de proximité.
  • Ensuite, on accorde les noms de métiers/titres/grades en fonction du genre (une maire, une professeure).
  • On peut aussi avoir plus souvent recours aux termes épicènes, qui ne varient pas selon le genre (adulte, collègue, bénévole, élève).
  • Des combinaisons du féminin et masculin existent pour parler d’un groupe comme par exemple iels (contraction de ils et elles), celleux, elleuxheureuxses ou encore auteurices.
  • Enfin, il faudrait, quand on veut parler de l’ensemble d’une population, parler des humains plutôt que d’employer le mot « Homme » (c’est-à-dire, parler des « droits humains » au lieu des « droits de l’Homme »).

Pourquoi tant de débats ?

Le langage inclusif, bien qu’étant une avancée sur le plan de l’égalité, n’a pas convaincu tout le monde car il pourrait compliquer l’apprentissage de la lecture. L’Académie française le qualifie même de « péril mortel » pour la langue française. Le ministre de l’Éducation, lui, se dit « inquiet » des « attaques répétées » contre le français.

Liens utiles

  • Voici tout d’abord un article très intéressant qui explique très bien la différence entre l’inclusif et le neutre grammatical : Petit dico de francais neutre/inclusif.
  • Voilà une vidéo qui démontre bien l’utilité et l’importance du langage inclusif :
  • Tu peux aussi retrouver ici une vidéo simplifiée pour les plus jeunes d’entre nous !

Comme tu as pu le remarquer, le langage inclusif est quelque chose que je pratique. C’est effectivement plus simple à l’écrit qu’à l’oral car ce n’est pas si facile de se défaire d’une règle que l’on nous a enseignée pendant toute notre enfance. Mais à force, je vais m’y faire ! Et toi ? Utilises-tu ou serais-tu pour l’utilisation du langage inclusif ? Réponds-moi en commentaire !

J’espère en tout cas que cet article t’a plu et t’a appris des choses (même moi j’en ai appris en l’écrivant et en rassemblant toutes ces informations !). Si c’est le cas, je t’invite à le partager et à me suivre sur les réseaux sociaux !

Bisous !

by Juline

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